►► Chuuut ça commence =) ◄◄

*bziiiip. Retour en arrière. bzuuup. PLAY




La vie est belle.


Les oiseaux chantent. Les feuilles volent. Des flocons de neige commencent à descendre doucement du ciel. On nous oblige à mettre des gants. Mais on les enlève dans le bus. On a le nez rouge. Il coule. On se mouche. On sourit. On fait la bise. Il a les joues douces. Il chuchote quelque chose dans notre oreille. On resourit. Un sourire plus grand cette fois. Un regard complice. Il nous fait un clin d'oeil. Il s'éloigne. On le suit du regard. Il s'approche d'une autre fille. Elle lui sourit. Une bise sur chaque joue. Pas un regard en plus. Il nous jette un regard triste. Plein de désolation. On lui sourit en compassion. Il sait qu'on l'aime. On sait qu'il nous aime. Mais aucun ne veut avancer. On se contente de ces signes. On ne sait pas si on veut plus. On donnerait tout pour ne pas avoir ce dilemme. Mais un jour ou l'autre il en aura marre. Il n'est pas aussi patient que nous. Il nous veut, et ne veut plus attendre. On ne répond pas. Il prend ça pour un non. On pense très fort oui. Mais il ne l'entend pas. La vie reprend son cours. Encore ces regards. Encore ce sourire. Mais cette tristesse nouvelle qui hante son visage. Et ce remord qui nous ronge de l'intérieur. On ne peut plus revenir en arrière. On le pense très fort. On finit même par y croire. Il le pense aussi. Il s'amuse ailleurs. On s'amuse avec d'autres. Mais on lui jette toujours un regard en coin. Qu'elle ne s'approche pas de lui de trop près. Elle le regretterait. Il nous appartient toujours.
Toujours. Toujours. Toujours...



La vie est belle. Mais pourquoi s'acharne-t-on sans cesse à l'amochir ?




*bziiiip. Avance rapide. bzuuup. PLAY



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# Posté le jeudi 15 novembre 2007 14:54

Modifié le dimanche 11 mai 2008 13:35

▀▄▀▄▀ Dans un monde en noir et blanc, seules les étoiles sont en couleur. ▀▄▀▄▀

On est toujours seuls.



Se lever. Seul. Aller te préparer un petit déjeuner. Ne sourire à personne en entrant dans la cuisine, tout simplement car il n'y a personne. Mâcher lentement ses céréales. Fixer un point fixe devant soi. Penser à notre animal. Oui, il n'y a que lui. Se lever péniblement de sa chaise. S'habiller rapidement et dévaler quatre à quatre les marches qui nous séparent de la porte d'entrée. Ouvrir la porte à la volée. Attendre une surprise, comme on en espère chaque jour. Mais rien. Pas de joyeux facteur en uniforme. Pas de voisine qui crie après cette saleté-de-kiki-qui-ne-veut-pas-rentrer-dans-la-maison-alors-qu'ele-a-acheté-de-la-bonne-pâtée. Une larme roule sur notre joue. Voilà bientôt dix ans que tout le monde a disparu. On remonte les marches, le pas lourd. On retourne dans notre chambre. Se cache sous la couette. Hurle un cri de désespoir. Se bat avec nos draps. Appelle notre mère. Mais elle aussi est partie. On s'endort, à bout de force. A bout de force de lutter contre ce silence pesant. Contre cette tristesse tenaillante. Contre cette solitude.
Juste à coté de notre maison, un jeune homme sort à toute vitesse de sa maison. Regarde à droite. A gauche. Ne voit personne. Ses yeux s'embuent. Il claque la porte avec une force incroyable. On pourrait l'entendre à cinq cent mètres à la ronde. Mais on ne l'entend pas. Enfermé dans notre solitude. On est tous là. Tous. Il ne manque personne. Mais on se sent si seuls. Seuls. Seuls. Seuls..



On est toujours jamais seuls. On ne veut juste pas voir les autres.






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▀▄▀▄▀    Dans un monde en noir et blanc, seules les étoiles sont en couleur.    ▀▄▀▄▀

# Posté le jeudi 22 novembre 2007 15:01

Les gens sont gris sur leur trottoir.

Que de haine.

Les immeubles surplombent la ville, l'étouffant encore un peu plus. Du haut de ceux-ci, on aperçoit de minuscules points. Des gens. De la foule. Des personnes. Appelez-les comme vous le souhaitez, je ne vois que des points noirs, grouillant de part et d'autre des rues. Ils ne marchent pas, ils courent afin de fuir la personne devenue trop collante derrière eux. Ils ne parlent pas, ils hurlent pour couvrir le bruit des voitures. Ils ne regardent personne, pas même le sans-abri qui ne demande qu'un euro pour s'acheter une bière, oublier la réalité fatale de cette vie... Ceux qui ont un endroit où aller se pressent d'y rentrer pour pouvoir fermer la porte, mettre un disque, brûler de l'encens... Mais un coup d'oeil vers la fenêtre fait s'effacer tout ce semblant de bien : le gris du ciel, le noir du monde... La seule touche de couleur est celle des tags qui recouvrent les trois quarts des murs. La peur règne au sein de tous les quartiers. Les gens sortent armés. Ils rentrent agressés. Les chiens sont frappés dans les caves, de façon à se retourner contre quiconque osera les approcher d'un peu trop près. Rappelez-moi la devise de l'Etat, déjà ? << Liberté, égalité, fraternité >> ? Ho, désolée, j'ai bien failli l'oublier. Il faut dire qu'on ne se rend pas trop compte de l'étendue de notre liberté quand un huissier vient nous arracher tous nos meubles. Ni de l'égalité lorsqu'on voit tous les gens d'origines différentes placés dans des HLM pourris. Et c'est sûr que la fraternité on peut la mesurer aux gens qui font la manche. Merci la France. Après on s'étonne qu'il y ait tant de gens cyber-amis ; rien de plus normal que de vouloir s'entendre parler d'une région où l'herbe a survécu. Les touristes pourtant, c'est si magnifique pour eux, de voir les monuments historiques, les musées... Mais ils ne voient malheureusement pas les gens qui les subissent, eux. Si peu d'amour, tant de méchanceté, à quand notre tour, celui de l'honnêteté ?


Que de haine. Sortez-moi de ma grisaille parisienne.





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♫   Les gens sont gris sur leur trottoir.   ♫

# Posté le mardi 29 janvier 2008 11:33

Modifié le dimanche 11 mai 2008 13:35

▄▄ Est-ce que tu viens pour les vacances ? ▄▄

Vacances.



On les a attendues. Priées. Exigées. Demandées. Les voilà enfin. Les vacances. On en était même venus à frapper sur les tables pendant les quelques minutes nous séparant de la sonnerie de délivrance. Malgré le contrôle qui se déroulait. Et puis ça sonne. Et puis on range tous nos affaires. Et puis on entend hurler dans les couloirs. Et puis on entend les profs crier après ceux qui ont balancé leurs cahiers. Et puis on entend les talons de la directrice qui supervise l'évènement. Et puis on court vers nos amis. Et puis on leur redemande pour la dixième fois ce qu'ils vont faire pour les vacances. Et puis en fait on s'en fiche de la réponse. Et puis on s'dit juste qu'on est content de pouvoir se reposer. Et puis on peut pas dire au revoir à tout le monde car certains sont déjà partis. Et puis du coup on fait à moitié la la gueule. Et puis on reparle avec les amis. Et puis on regarde notre portable. Et puis on se dit qu'on ferait mieux de se dépêcher si on veut pas rater notre bus. Et puis on voit ceux qui pleurent en passant, ceux qui quittent leur copain pour deux semaines sans le voir pendant celles-ci. Et puis on voit les couples qui se séparent alors que ça n'allait déjà plus il y a un mois. Mais c'est plus simple, ils ont deux semaines pour s'en remettre. Et puis on voit ceux qui s'avouent leur flamme. Et puis on a un pincement au coeur quand on voit tout le monde partir. Et puis on monte dans le bus avec les rares qui restent. Et là. Et là. Seulement là. Tu comprends le sens profond du mot vacances. Ses bons et mauvais côtés. Le soulagement de ne plus s'enfermer huit heures d'affilée. Le pincement au coeur de ne plus s'enfermer huit heures d'affilée. Oui, ça a quand même du bon. Et puis tu fermes les yeux. Et puis tu réfléchis. Et puis tu descends à ton arrêt. Et puis tu souris tout seul. C'est bon. Vacances. Oui, t'as compris ce mot.



Vacances. Bien méritées. Mais qu'est-qu'on va bien glander...





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▄▄   Est-ce que tu viens pour les vacances ?  ▄▄

# Posté le vendredi 22 février 2008 15:57

Modifié le dimanche 11 mai 2008 13:33

○● Vois la vie en couleurs, c'est le secret du bonheur. ●○

Originalité.

C'est voir tout le monde qui se dit "rock'n'roll" avec un keffieh qui vient du désert. Et puis voir tous ces articles "je suis incomprise" alors que tout le monde pige très bien leurs histoires. Se dire triste et dire que son sourire cache sa tristesse alors qu'on ne voit jamais une larme refoulée, rien. Et pas de "je me contiens", qu'importe qui étant triste le montre ne serait-ce qu'une milli-seconde. Cette différence recherchée sans se rendre compte que tout le monde l'a. Voir six filles différentes dans la rue, mais toutes habillées pareil. Porter des slims rose fluo pour se différencier mais se rendre compte que la moitié de l'école l'a déjà. C'est ne connaître qu'une seule chanson des Rolling Stones et deux des Beatles et se dire fana de rock. C'est aimer le même genre de garçon, le même genre de musique, le même genre d'amies, le même genre d'habits. Wahou, j'admire votre originalité, people.


Originalité. Mais quelle banalité...



-> Bien entendu, ceci n'est pas un article contre les gens qui furent comme ça bien avant ce courant de mode, et même ceux le suivant, c'est simplement distinguer tant d'incohérences... Article petit, je sais. Je vous devance - je ne me dis pas être si différente des gens de cet article.


(Pas touche à l'image.)







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○●  Vois la vie en couleurs, c'est le secret du bonheur.  ●○

# Posté le dimanche 11 mai 2008 13:31

Modifié le lundi 12 mai 2008 09:22